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Concours film le mirage


Le prix de la cuisine (et Ricardo Trogi en profite pour faire un clin d'œil à la scène Ikea.
Cette course effrénée des consommateurs que nous sommes à en vouloir toujours plus - de l'argent, des objets - sans même nous interroger sur nos réels besoins et envies, c'est ça, le reduction cinema gaumont wilson mirage du titre de ce très bon long métrage au scénario écrit par.
Les affaires vont mal, la crise frappe de plein fouet et le magasin de Patrick ne parvient plus à payer ses fournisseurs.
Isabelle est en arrêt de travail pour cause d'épuisement professionnel, Patrick passe ses journées à faire les mêmes gestes, à dire les mêmes choses, à se faire rappeler de payer les factures de la piscine, de l'école privée, de l'épicerie.Patrick Lupien (Louis Morissette) et Isabelle (Julie Perreault) sont un couple de presque quadragénaires comme beaucoup d'autres.Les dialogues parfaitement écrits font mouche, les «one-liners» (ces répliques d'une phrase-choc) grinçants et drôles abondent - «Comment ils font, les pauvres, pour arriver?Car l'humoriste ne fait pas dans le subtil et le désabusé.Le départ de Ryan et la débandade des républicains - La caricature d'Ygreck - La légende du plan?Véronique Hivon na pas eu besoin de" - Pour déminer le champ de la laïcité au Québec - La CAQ devra jouer du hockey de séries!L'unique bémol vient du jeu des acteurs et de Louis Morissette en particulier.opinion/columnists 9c, articles récents - La caricature d'Ygreck - Un gros merci - Outrage cadeau en commun couple noel aux concours kiné paris danhier victimes - Non au féministement correct - Expos et autres manipulations - À la recherche de létincelle - Une vente irresponsable - Les libéraux sont prêts à tout - Michael.Et la lézarde s'accentue pour devenir une spirale.Je ne peux pas lui en vouloir de s'être réservé cet excellent rôle, mais son interprétation est trop inégale et il est desservi par son physique, son visage étant bien trop avenant pour rendre Patrick totalement crédible.Jusqu'au moment où il devra bien faire un choix, celui du bonheur.Sa vie tourne autour du fric.Mais que cela ne calme en aucun cas vos ardeurs, car il faut aller voir.Louis Morissette sort le 2X4 pour passer son message à son public cible, ce qui amplifie l'effet à la fois comique et l'impression de se retrouver face à sa propre vie, à ses propres errements.Le mirage, vous ne le regretterez pas.se demande Patrick ou «Le "burnout c'est un luxe que je ne peux pas me payer lance-t-il, lucide - et la justesse du ton frappe fort.Les yeux bandés - Au mépris de lélève - Les portes tournantes de la Maison-Blanche - La courtoisie est-elle raciste?Faites vos jeux!Dès les premières scènes, la façade se lézarde.Ils ont deux enfants, Thomas (Émile Boucher) et Mégane (Jasmine Lemée Patrick travaille, il est gérant d'un magasin d'articles de sport dans un centre commercial et ils voient souvent leur couple de meilleurs amis, Roxanne (Christine Beaulieu courtière immobilière, et Michel (Patrice Robitaille orthodontiste.De plus, tout en générant une discussion post visionnement, Le mirage ne tombe pas dans le piège du politiquement correct et de l'autocensure pour éviter de choquer, ce qui fait du film un souffle d'air frais dans notre paysage cinématographique.
Il devrait être heureux, il n'est que fatigué.
Notre homme panique, se débat comme un diable dans l'eau bénite, mais la roue du hamster poursuit sa folle route, tout s'accélère.



En présentant une telle histoire, assurée de toucher les trentenaires en plein cœur, Louis Morissette, même s'il est résolument optimiste, fait dans le cynisme pleinement assumé.
Le mirage est cru - comme la vie, terriblement juste, parfaitement efficace, redoutablement intelligent, le scénariste et producteur comptant - avec raison - sur l'humanité de Ricardo Trogi pour adoucir la violence verbale et parfois physique du propos (portez attention à la scène.


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